Les diodes
La diode est la base de l’électronique et de tous les composants actifs : transistors, triacs, thyristors, régulateurs, etc, sont en réalité des assemblages des plusieurs ensembles de diodes intégrées dans un même boîtier. On parle alors de circuit intégré ou de puce électronique tant la taille de chaque élément constituant est petite. Il en va de même pour les composants beaucoup plus complexes comme les microprocesseurs et microcontrôleurs par exemple, qui sont architecturés sur des combinaisons de milliers, voire des millions ou milliards de transistors.
Aujourd’hui on ne parle plus que de diode à semi-conducteur par opposition aux anciennes diodes à tubes à vides et filaments qui ont complètement disparu, tout au moins dans notre univers modéliste.
Avec la diode, nous entrons dans le monde des composants électroniques actifs alors que les résistances, condensateurs et autres sont des composants passifs.
A noter que les Leds sont des diodes à part entière que le passage du courant rend lumineuses. C’est la composition de leur puce à semi conducteur et leur technologie de fabrication qui définit la couleurs du flux lumineux émis.
Alors, une diode, c’est quoi ? C’est tout simplement un composant, à base de silicium le plus souvent, qui a la propriété de laisser passer le courant dans un seul sens et de s’y opposer dans l’autre sens. Jusque là, c’est assez facile à comprendre et il s’agit donc, par définition, d’un composant polarisé. Une diode est constituée d’une anode et d’une cathode. Sur les diodes actuelles l’anode est généralement repérée par un anneau de couleur sur une des deux extrémités. Les diodes se présentent sous différents formes, mais le plus souvent il s’agit de cylindres en matière plastique, en métal ou en verre, le semi conducteur est enfermé à l’intérieur.
Quand un courant traverse une diode dans le sens passant, il se produit une chute de tension entre l’entrée et la sortie qui, selon la technologie de fabrication, peut atteindre environ 0,65 Volts dont il faut tenir compte dans le cas de montage à plusieurs diodes. Dans le sens inverse, évidemment pas de courant et donc pas de chute de tension.
Il existe des grandes familles de diodes qui, pour simplifier, ne seront pas étudiées dans cet article.
On peut quand même citer, les diodes zener, les diodes schottky, les diodes tunnel etc.
Pour ce qui nous concerne, le plus simple des composants intégrés à base de diodes est le pont redresseur composé de quatre diodes qui constituent alors un ensemble destiné à « transformer » le courant alternatif en courant redressé, c’est à dire presque comparable à un courant continu.
On se souvient qu’un courant alternatif est une succession d'impulsions positives puis négatives qui se succèdent à une certaine vitesse (fréquence). Le rôle du pont redresseur est de diriger et regrouper les polarités positives ensemble de même que les polarités négatives. Ce composant fait donc le tri et le regroupement des polarités positives et négatives contenues dans le courant alternatif, un peu comme un aiguillage qui ferait le tri des wagons. Sur le schéma ci-dessous, on comprend mieux le fonctionnement d’un pont redresseur.
Quand une impulsion positive est présente sur l’entrée AC2, elle traverse la diode D2 mais mais est bloquée par la diode D1.
L’impulsion suivante étant négative sur l’entrée AC2, elle traverse la diode D1 mais est bloquée par la diode D2.
L’impulsion suivante étant positive sur l’entrée AC1, elle traverse la diode D3 mais est bloquée par la diode D4.
L’impulsion suivante étant négative sur l’entrée AC1, elle traverse la diode D4 mais est bloquée par la diode D3.
Par conséquent, seules les impulsions positives sont récupérées sur la sortie « + » alors que seules les impulsions négatives sont récupérées sur la sorti « - ».